Une retraite pour méditer (1ère partie).

Une retraite pour méditer (1ère partie).

 

 

 

Si vous lisez cet article, c’est probablement parce-que vous êtes curieux voire intéressé par la retraite. Mais peut-être vous posez-vous plein de questions et hésitez à franchir le cap ?

En effet, vous devez vous demander ce qu’on y fait, dans quel genre d’endroit ça se passe, si c’est bien pour vous et si vous avez le niveau, est-ce-que ce ne sera pas trop dure ou trop long, y arriverez-vous, qu’est-ce-qu’on y mange, est-ce facile de pratiquer parmi d’autres personnes, le regard des autres sur vous aura quel effet, le silence vous conviendra-t-il et globalement, qu’est-ce-qu’une retraite ? J’aborderais donc ces questions ainsi que certaines idées reçues et préjugés sur lesquels il est utile de s’attarder un peu.

 

 

Un moment privilégié pour s’occuper de soi.

 

Cela peut paraître anachronique mais on prends le temps de s’occuper uniquement de soi ! Il n’est en effet plus trop d’usage dans notre société actuelle de décider d’être attentif à soi pendant plusieurs jours. Et oui, je parle bien d’égoïsme ! Mais d’un égoïsme utile et saint, celui qui vous fait du bien et vous rend service, celui qui aura aussi un effet positif indirect sur votre entourage. Et pour ceux qui pourraient ressentir un peu de culpabilité à l’idée de ne penser uniquement qu’à soi, pendant plusieurs jours d’affilés, soyez à l’aise et gardez à l’esprit cette phrase :

« S’occuper de soi dans le but d’améliorer notre mieux-être, c’est aussi se donner les moyens d’être chaque jour un peu plus bienveillant avec les autres. »

 

D’ailleurs, quand on y réfléchit 5 minutes, avez-vous déjà été accueillant/sympathique avec quelqu’un lorsque vous étiez en colère ou tout simplement mal luné, fatigué ou agacé ? Je ne pense pas. A contrario, si vous aviez rencontré cette même personne, dans une situation identique, mais cette fois après avoir fait une bonne séance de sport, un massage ou toute autre activité qui apporte du bien être, auriez-vous pu être plus accueillant et sympathique ? Vous connaissez la réponse.

 

Alors vous conviendrez peut-être plus aisément que, prendre le temps de s’occuper de soi afin d’en tirer des effets bénéfiques pour nous-mêmes avant tout, aura forcément des effets positifs sur les personnes que vous rencontrerez. Et vous pouvez être certain que faire des retraites étend ce mieux-être et cette bienveillance au-delà de la pratique sportive ou du massage. C’est un état d’être qui se diffuse en vous, lentement mais surement. Bien entendu, je ne parle pas de miracle non plus, il faut laisser le temps au temps, les effets ne viendront pas d’un coup, comme par enchantement. Mais ça vaut le coup d’être un peu patient.

 

 

Que fait-on pendant la retraite ?

 

Pour évoquer ce que l’on fait pendant une retraite, je me baserais sur les deux dernières auxquelles j’ai participé. Vous pouvez d’ailleurs aller directement sur le site d’Anne Soulet  en cliquant sur le lien www.mbsr-nimes.com puis Programme (Programme résidentiel de 7 jours de pratique silencieuse), il vous emmènera sur la page ou est présenté en détail le programme quotidien. Si je devais résumer en quelques mots le contenu ce serait : yoga, méditation assise et marchée, relaxation guidée (un vrai régal !), pauses, repas (surprenants !) et enseignements.

 

Comme ces journées sont assez représentatives de ce qui est globalement proposé en France, par les enseignants qualifiés, vous pourrez aisément voir comment les participants vivent leur retraite, sans rentrer dans le détail pour autant.

L’alternance entre les différentes activités permet de développer son attention et son assise dans l’instant présent, avec bienveillance envers soi-même. Le rythme est appréciable. Ce serait d’ailleurs le comble d’être aussi speed et occupé que dans nos vies de tous les jours n’est-ce-pas !

 

 

Concernant la méditation (pleine conscience), rien de compliqué, pratiquez ce que vous avez l’habitude de faire, c’est tout. Bien entendu, vous serez parfois guidé par les indications de l’enseignante. Mais tout en finesse et à petite dose, ce que j’apprécie beaucoup d’ailleurs.

 

Quant au yoga, il est d’un niveau accessible à tout le monde, même pour ceux qui ne sont ni sportifs, ni yogis dans l’âme. Pendant la retraite, le principal est d’avoir une petite activité physique le matin et l’après-midi, ce qui permet non seulement de travailler son attention au corps et donc, à l’instant présent, mais aussi de se dérouiller un peu et parfois, prendre conscience de certaines zones que l’on a un peu négligées ces derniers temps. C’est aussi un très bon moyen de remettre la machine en marche.

 

 

La méditation marchée (revenons à ma dernière retraite).

 

Vous ferez celle qui nous fait très souvent avancer à la vitesse de l’escargot (je pense même qu’il aurait pu me doubler parfois !), la pratique se faisant à l’intérieur. Pour ceux qui ne connaitraient pas cette pratique, elle consiste globalement à être présent aux sensations corporelles lors de la marche, mais aussi voir comment notre esprit nous envoie en dehors de la pratique, à revivre un instant de notre journée au travail par exemple. Vous verrez également que nous avons souvent à l’esprit l’endroit ou nous voulons aller au lieu d’être dans l’instant et accueillir les sensations physiques pourtant très diverses, voire même les sons extérieurs. C’est une réelle expérience à vivre.

 

Vous marcherez également en pleine conscience, à l’extérieur, pour vous rendre sur le chemin de la colline à proximité, mais cette fois à un rythme normale puisqu’à la vue des passants. Rien de tel pour apprendre à prolonger les effets de la méditation dans notre vie de tous les jours.

 

 

Votre motivation dans tout ça ?

 

Et pour ceux qui s’interrogeraient quant à leur « motivation » à participer aux  activités qui s’étalent de 7.30 à 21.00, rassurez-vous, tout se passe très bien. A vrai dire, j’avais moi-même un doute lors de ma première inscription à une retraite de 7 jours. Je pensais que ce serait trop chargé pour moi, que j’en aurais vite marre, que ce serait dure mentalement surtout, mais ça n’a pas été le cas. Toutefois, je ne cache pas qu’à certains moments la fatigue me rendais visite dans la journée, mais pas beaucoup plus qu’à l’ordinaire. Et puis les pauses sont là aussi pour se requinquer. Et que dire du yoga nidra qui vous procure une relaxation d’enfer ! Et pour ceux qui pourraient traverser un moment délicat dans leur journée, il n’est pas interdit de s’isoler dans sa chambre pour se reposer ou autre.

 

Les repas.

 

Pour le sujet « repas » et quelle que soit la retraite, l’alimentation est très souvent végétarienne. Toutefois, pour ceux qui ne pratiquent pas ce type d’alimentation, pas d’inquiétude, je n’ai jamais été déçu par la qualité des repas et les quantités proposées. Et pour ceux qui s’interrogent sur l’absence de viande, elle ne manque pas, même pour moi qui ne suis pas du tout végétarien. Les menus sont réfléchis par des gens qui ont l’habitude donc tout va bien, même côté protéines (et desserts aussi, pour les gourmands comme moi…). En ce qui concerne les repas des retraites dirigées par Anne Soulet, c’est aussi bien (même souvent mieux !) qu’au restaurant, mais tout bio, sans viande, varié et de très bon goût. A découvrir.

 

 

La suite de l’article (2ème et dernière partie)

 

Jérôme

 

 

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